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jeudi 01/03/2018

P. Gastien: « On a des arguments à faire valoir »

Avant le choc face au Stade de Reims, Pascal Gastien s'est exprimé devant les médias lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant-match.

Vous affrontez le leader incontesté du championnat, après une belle série d'invincibilité en 2018. Attendez-vous ce match avec beaucoup d'impatience ?

Le Stade de Reims gagne quasiment tous ses matchs, ils sont sur une grosse série. Leur montée en Ligue 1 ne fait plus aucun doute, et ils le méritent. Nous ne les attendons pas avec impatience, mais c’est un match important pour nous, pour rester dans le haut du tableau, car on voit qu'aucun concurrent ne lâche. Il y a une ou deux équipes qui perdent des points à chaque journée, mais se rattrapent la journée suivante. Nous sommes neuf voire dix équipes, jusqu'Auxerre, à pouvoir prétendre encore à la montée. On n'attend donc pas plus ce match que celui du week-end dernier contre Châteauroux et celui au Havre dans huit jours. On a envie de les battre, comme toutes les autres équipes. Ce sont 3 points en jeu, comme face à chaque adversaire, même si c'est sûr que jouer contre le leader relève toujours d'un match un peu à part.

Quel regard portez-vous sur cet adversaire qui réalise une saison extraordinaire ?

Ils sont bien partis, ils ont des joueurs de qualité et un entraineur également de très grande qualité. Ils n'ont pas eu beaucoup de blessés depuis le début de saison. Ils ont un bel effectif, même si au départ on pouvait estimer que d’autres clubs étaient encore mieux fournis qu’eux. Tout s’imbrique bien, ils jouent bien, sont efficaces et extrêmement solides. C'est la meilleure formation de Ligue 2 sur l'ensemble de l'Europe cette saison.

A quel type de match faut-il s'attendre demain soir ?

Ils ont un peu moins de marge sur leurs adversaires depuis le début de l’année 2018, mais ils gagnent tout le temps. Et on sait que les victoires appellent les victoires. C’est une equipe extrêmement dangereuse. Si on ne les craint pas, on va au-devant d’une grosse désillusion. Il va falloir jouer notre jeu. Depuis le début de saison, nous n'avons pas eu peur d'essayer d’imposer notre jeu contre toutes les equipes, y compris contre eux au match aller. On n'a pas d’autre choix que de jouer notre propre jeu pour gagner ce match.

A l’aller, on les avait mis en difficulté, on n'avait pas été efficace, mais on méritait mieux. On a toujours des arguments à faire valoir pour les mettre en difficulté, et les joueurs en ont conscience. Mais ils sont à prendre très au sérieux, car ils sont capables offensivement de punir n’importe qui, et ce n'est pas la meilleure défense du championnat par hasard. C’est un bon défi pour nous de tenter de faire sauter ce verrou. Il va falloir que l’on soit intelligent. On ne va pas se jeter à corps perdus dans la bataille. A nous d’etre extrêmement rigoureux, concentrés. C’est sûr qu'il va falloir lutter, mais on ne part pas en victime.

La victoire à Lens va-t-elle changer certaines choses, dans votre façon d'aborder cette nouvelle affiche ?

Je n'espère pas. Il ne suffit pas de rentrer sur le terrain pour gagner des matchs. Il ne faut jamais oublier pourquoi on gagne. Et la principale raison, c'est qu'on s’est comporté en équipe, en faisant des efforts, en étant solidaire. On a montré qu'on était constant sur la qualité du jeu, là où on veut emmener nos adversaires. Il faut continuer, en gardant notre humilité. On va également avoir besoin du public. C’est un match important aussi de ce coté là, pour la suite de l’aventure. C’est à nous de faire le premier pas, pour que les gens viennent au stade, qu'ils voient du beau jeu et qu'ils aient envie de revenir.

Avant la trêve, l'équipe avait concédé trois défaites face aux concurrents directs. Avez-vous appris depuis ?

Nous avons tiré des enseignements de ces trois défaites, notamment sur la maitrise de nos nerfs, la concentration. Objectivement, nous avons rencontré deux équipes du haut du tableau depuis 2018, Lorient et Chateauroux, et nous avons fait deux bons matchs. Après, il faut être réaliste aussi, les autres équipes que nous avons rencontrées étaient moins bien classées. On va voir si on a progressé contre les gros.  

Nous avons jamais perdu confiance.  Mais il faut être extremement vigilant quand on gagne, et on l’est. Philippe Hinschberger disait que les victoires rendaient cons, j’espère qu’on ne sera pas trop cons ! Mais on ne peut pas empêcher les joueurs d’etre heureux et de bien vivre ensemble. On a besoin d’avoir confiance les uns envers les autres, mais trop de confiance tue la confiance.