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samedi 07/04/2012

Der Zakarian : « A Reims pour gagner »


Avant de se déplacer à Reims lundi soir dans un duel au sommet, Michel Der Zakarian revient sur ce rendez-vous important.

Michel, Clermont se rend à Reims lundi pour un match important en haut de tableau. Comment abordez-vous cette affiche ?

On l’aborde dans de bonnes conditions. Nous avons gagné vendredi dernier. Nous avons eu la semaine complète pour bien préparer ce match, tranquillement. On va y aller sereinement. Nous savons ce qu’il nous reste à faire. Avec les résultats de vendredi soir, nous sommes à 2 points de Reims et de Troyes.  A nous de faire ce qu’il faut. Nous devons réaliser un carton plein à la maison, et décrocher au moins une victoire à l’extérieur sur les quatre matchs qu’il nous reste en déplacement.

Clermont et Reims sont en tête depuis le début de saison. Malgré une mauvaise passe en février/mars, les deux équipes sont toujours dans la course …

Cela commence à se dessiner. Sedan a perdu des points vendredi et n’aura pas des matchs simples à jouer jusqu’à la fin de saison. Ils marquent beaucoup de buts mais en encaissent beaucoup aussi. Je pense que la montée risque de se jouer entre les 4 équipes de tête: Bastia, Reims, Troyes et Clermont. Il peut toujours y avoir des surprises, mais les équipes de derrière devront faire carton plein. A nous d’être à nouveau constants dans la performance pour bien recoller et même dépasser Reims et Troyes.

Vous vous êtes relancés en renouant avec la victoire vendredi dernier. Quelle a été l’ambiance cette semaine ?

Quand tu gagnes, il y a bien sûr plus de fraicheur dans les têtes, que ce soit pour moi ou pour les joueurs. Cela a été compliqué de rester 2 mois sans gagner. Quand on est compétiteur, on vit mal les choses. A un moment donné, il faut s’accrocher. Depuis le début, nous voulions être dans les 5 premiers avant d’aborder la dernière ligne droite à fond. Aujourd’hui, nous y sommes. Il nous reste 8 matchs. Je pense que nous devons en gagner encore 5. A nous de faire ce qu’il faut pour nous retrouver en Ligue 1 en fin de saison.

Reims constitue votre dernière confrontation directe avant des rencontres faces à des équipes mal classées. Cela augmente-t-il encore plus l’importance de ce rendez-vous lundi soir ?

Tous les matchs sont compliqués. Celui-là est bien sûr important, puisque l’on peut recoller au podium ou passer devant eux. Mais les autres matchs seront tout aussi importants également. Nous allons jouer contre des équipes qui jouent le maintien (Angers, Boulogne, Amiens, …), ce ne sont jamais des matchs simples. Il ne nous restera qu’une seule confrontation directe avec Sedan. A nous de faire le maximum, à commencer par les matchs à domicile, où nous aurons besoin du public. Il y avait plus de 6 000 spectateurs dans tous les stades vendredi soir. Nous, la semaine dernière, il n’y en avait que 4 000 face au Havre. Nous comptons également sur le public pour qu’il réponde présent.

Un mot sur cette équipe de Reims ?

C’est une équipe qui était en difficulté comme nous depuis février, mais qui a reverdit fin mars. Leur victoire au Mans en fin de match leur a fait beaucoup de bien. Ils ont par la suite enchainé à domicile. Cela ne va pas être facile. Nous allons jouer devant près de 20 000 personnes acquises à la cause des rémois. A nous de faire un gros match, comme nous étions capables de le faire sur la phase aller. Pour regagner des matchs, il va falloir redevenir costaud défensivement.

Avez-vous justement davantage axé votre travail sur ces problèmes défensifs cette semaine ?

Nous sommes toujours la 2ème meilleure défense de Ligue 2, derrière Bastia qui survole le championnat. Nous n’avons jamais pris de raclées, mais depuis la trêve, nous encaissons 2 buts par match en moyenne lors de nos sorties à l’extérieur.  C’est beaucoup trop pour l’emporter.

C’est un problème à la fois collectif et individuel.  Le joueurs doivent être plus rigoureux dans la concentration, la communication, la lecture du jeu.  Il faut savoir faire les bons choix, dégager les ballons quand il le faut, calmer le jeu quand cela est nécessaire. Nous devons aussi avoir une meilleure conservation du ballon au milieu du terrain, afin de ne pas trop vite le rendre à l’adversaire. Quand tu cours après le ballon, tu laisses forcément des brèches. Nous devons savoir mieux le conserver afin d’avoir des temps de jeu plus longs.

Vous allez récupérer un élément d’expérience lundi en la personne d’Eugène Ekobo. Qu’attends-tu de ce retour ?

J’espère qu’il va nous ramener un peu plus de stabilité au milieu de terrain,  de part son volume de course et sa capacité à bien récupérer le ballon. Même si ce n’est pas un Guardiola dans la relance, c’est un joueur qui sait jouer simple, qui connait ses limites et joue proprement. J’attends de lui qu’il guide les autres à ses cotés et qu’il apporte son expérience dans le domaine athlétique.

Reims possède de fortes individualités offensives avec Ghilas, Fauré ou encore Fortes …

Ils ont effectivement un gros potentiel offensif. De plus, avec la pression du public, l’arbitre est toujours plus ou moins influencé, comme nous avons pu le constater à nos dépens à Troyes et à Lens. Reims a souvent bénéficié d’avantages favorables sur coups de pied arrêtés, des penalties ou des faits de jeu qui tournent à l’avantage de l’équipe qui reçoit. Ce sont des petits détails qui font la différence dans ces matchs serrés.

Un nul serait-il un bon résultat ?

Nous allons jouer les 3 points. En cas de victoire, nous repassons deuxièmes. Il faut que l’on ait cette ambition-là. Après, en fonction des circonstances du match, si dans les dernières minutes il ne faut ramener qu’un point, on le ramènera. Mais la première des choses, c’est que nous allons là-bas pour gagner. 

En 2012, vous avez remporté vos 3 matchs après avoir été menés au score, alors qu’à l’inverse, vous avez perdu beaucoup de points après avoir ouvert la marque … Une situation paradoxale …

Nous devons inverser ces statistiques. Savoir marquer et tenir un résultat comme nous le faisions en début de saison. J’espère que nous saurons le faire à Reims lundi soir devant les caméras d’Eurosport, pour renouer avec la victoire à l’extérieur. Il ne faudra pas prendre de but si l’on veut ramener un résultat de là-bas. Il faudra retrouver notre solidité défensive et avoir l’ambition de leur faire mal à chaque attaque. Avoir la volonté de finir nos actions pour aller marquer des buts. Nous avons des joueurs qui sont capables de faire la différence nous-aussi.

En définitive, la pression est-elle sur Reims, sur vous ou sur les deux équipes ?

La pression est sur tout le monde. Même si eux ont 2 points d’avance et nous reçoivent.  Ils savent aussi que si nous gagnons, nous repassons devant eux. Derrière, ils vont à Nantes, ils n’auront pas non plus un calendrier facile. Cela va être compliqué pour tout le monde. Ce seront les équipes les plus fortes mentalement et celles qui auront le moins de blessés qui iront au bout. Il va falloir rester solides jusqu’au bout et avoir un gros mental.